recevez le programme imprimé de l'édition 2004

édition 2004
5ème édition
du
20 août au 5 septembre


programme et affiche(1,3 mo)

graphisme Bruno Voidey
b.voidey@wanadoo.fr
+33 6 75 60 53 52
jardins à Arlay (39), Barbirey-sur-Ouche (21), Châteauneuf-en-Auxois (21),
Parc de la Colombière et Jardin de l’Arquebuse à Dijon (21)
et Parc Pommery à Reims (51)

L'AGENDA...

danse, vidéo
L’Eclat du Kaméléon / Eclat n°1
Dominique Jégou
et
Alain Bernardini
Avec : Dominique Jégou, danseur, Alain Bernardini, plasticien, vidéaste, et trois jardiniers de la Ville (distribution en cours) Musique : Coldcut « Let us play ! » remixée par Gaëtan Besnard
L’Eclat du Kaméléon est un projet chorégraphique de Dominique Jégou , tout en collaborations, qui interroge la présence de chacun des protagonistes, ses fictions et ses glissements vers des « états de corps » dansés ou chorégraphiés. Il se décline en une suite de trois « soli » caméléonesques, en dissolution dans les environnements spécifiques qui leur ont donnés naissance.
L’Eclat n°1 a été conçu et réalisé en collaboration avec Alain Bernardini, plasticien-écrivain,, avec la participation de 3 jardiniers de la Ville.
Il questionne l’homme au travail, qu’il soit danseur, plasticien ou jardinier, et l’usage qu’il fait de ses outils. La pause, la détente y sont affirmées comme moments nécessaires du travail.
Coproduction le Triangle, Plateau pour la danse, Rennes, Compagnie les danses de Dom, la Compagnie les Danses de Dom est soutenue par laDRAC Bretagne, le Conseil régional de Bretagne, le Conseil général d’Ile et Vilaine et la ville de Rennes
Jardins des sciences de l’Arquebuse, Dijon, 20 août, 19 h 30, 60 mn
cinéma
Blow Up
Michelangelo Antonioni
SUR ECRAN GEANT, GONFLE COMME UNE MONTGOLFIERE !!
Scénario: Michelangelo Antonioni, Tonino Guerra et Edward Bond d'après une nouvelle de Julio Cortázar. Photographie: Carlo di Palma. Musique: Herbie Hancock. Production: Carlo Ponti pour MGM. Palme d'or au festival de Cannes en 1967
À Londres (1966), un photographe de mode, Thomas (David Hemmings), se rend dans un parc où un couple qui s'embrasse attire son attention. Il prend des clichés, mais la jeune femme (Vanessa Redgrave) exige les négatifs, allant jusqu'à s'offrir à lui pour les obtenir. Thomas lui donne une autre pellicule et il développe les photos du parc. En agrandissant celles-ci, il découvre un crime, ce qu'il vérifie dès la nuit suivante, en découvrant la présence du cadavre dans le parc. Désemparé, il cherche conseil auprès de ses amis, en vain. Pendant ce temps, les bobines ont été volées dans son atelier. De retour au parc, il s'aperçoit que le corps a disparu. Tout près de là, une troupe de clowns mime une partie de tennis, se renvoyant une balle invisible.
Parc de la Colombière, Dijon, 20 août, 21h15, 110 mn
danse
Marche, danses de verdure
Daniel Larrieu
CREATION
Avec Jérôme Andrieu, Agnès Coutard, Daniel Larrieu, Anne Laurent
Direction technique : Christophe Poux
Promenade dans un espace vert où s’alternent la marche, les jeux avec le public, les expositions de danses
Cheminer, marcher, regarder, sentir, attendre, contempler, toucher, voir, entendre, respirer, détendre, sourire, s’asseoir, fermer les yeux, décroiser ses bras, sentir les autres, marcher ensemble, regarder derrière, sentir le temps, ne rien attendre, contempler le paysage, être touché, voir plus loin, entendre en soi, respirer à nouveau, détendre l’espace, sourire aux arbres, s’asseoir sur le passé, fermer les yeux de la volonté, décroiser ses bras sans craintes, sentir les autres autour de soi, marcher ensemble à des rythmes différents, regarder plus loin derrière et devant et sur les cotés, sentir le temps passé, présent et futur, ne rien attendre de plus, contempler le paysage qui vous contemple, être touché par le sol, voir plus loin le tout près, entendre en soi les palpitations de la vie, respirer à nouveau ce que nous devenons, détendre l’espace entre le ciel et nous même, sourire aux arbres qui vous tendent leurs ombres, s’asseoir sur le passé des souvenirs douloureux, décroiser les bras sans craintes des représailles…
Production : Astrakan ; Coproduction : entre cour et jardins, Cesaré, studio de création musicale, en collaboration avec le Manège, Scène nationale de Reims ; Astrakan est soutenu par la DMDTS – Ministère de la Culture
Jardin des Sciences de l’Arquebuse, Dijon, samedi 21 et dimanche 22 août, 19h30 - Parc Pommery, Reims, dimanche 5 septembre, 16h30, durée 60 mn
théâtre
Des Expériences / 3 (no futur ?)
Philippe Quesne
de Philippe Quesne / Vivarium Studio, avec Rodolphe Auté, Gaëtan Vourc'h, Tristan Varlot, Sébastien Jacobs, Cyril Gomez-Mathieu, Hermès + invités.
« La fin du monde n'est plus l'invasion des Martiens, la rencontre de notre planète avec un astéroïde fou ou le déferlement des insectes gigantisés. Elle est en filigrane dans l'univers où nous vivons, dans l'air que nous respirons, dans les aliments que nous absorbons. La fin du monde, si elle devait se produire, pourrait se passer sans fracas, en douceur. Et quoi de plus terrifiant que la douceur ? » (préface de « Futur année zéro » Alain Dorémieux).
Après « La Démangeaison des ailes » revue-spectacle inclassable sur l'envol, ce travail est l'occasion d'expérimentations et de questions autour de la science-fiction, mettant en relation des actions et des mots évoquant les risques ou les fléaux du monde contemporain. Arts plastiques, déplacements, musiques, et projections, sont autant d'éléments constituant ce collage poétique.
Jardins Guy Roux, Barbirey-sur-Ouche, les 21 et 22 août à 21h30, durée 60mn
théâtre, exposition
Les machines à tarabuster les cailloux, la collection de Robert Jarry
Office des Phabricants d’Univers Singuliers (“O.P.U.S”)
avec Pascal Rome, Frédérique Moreau de Bellaing et Luis Maestro
Communiqué du Conservatoire des Curiosités :
À la demande de la société Ombilicologique de Pougne-Hérisson, le Conservatoire des Curiosités vient de procéder à la restauration des machines à tarabuster les cailloux.
Ces dispositifs mécaniques, créés entre 1958 et 1976 par Robert Jarry,le forgeron du village, avaient pour fonction de ranimer les histoires fossilisées. Le précieux minerai de conte, ramassé quotidiennement par le forgeron aux abords de la mine et jusque dans les jardins voisins, et trié par l'anthropologue John Barney Ferguson, subissait sur ces machines un tarabustage dit "sélectif" en fonction de sa teneur supposée en "particules de dernier souffle". Le résultat de ce tarabustage n'a malheureusement jamais pu être mesuré.
Grâce aux travaux de restauration du Conservatoire des Curiosités, une douzaine de machines à tarabuster ont enfin pu retrouver leur rythme et leur splendeur. Elles seront présentées au public à côté de quelques éléments iconographiques retraçant la vie de Robert Jarry.
Château d’Arlay, 25 août, 19h30, durée 1 heure
exposition des machines à tarabuster jusqu’au 19 septembre
video
Sur autoportrait aux jardins de Barbirey
Catherine Contour
Cet objet a pris forme à l'Atelier de Production de l'Ecole Municipale Supérieure d'Arts de Rueil-Malmaison en mai 2004.
Il révèle la gestation d'un premier autoportrait en jardin.
Les images et les sons ont étés enregistrés par Catherine Contour, lors de ses séjours en résidence dans les Jardins de Barbirey entre début mai et fin août 2003, pour "autoportrait aux jardins Jacqueline Rollin (Barbirey)", présenté dans le cadre du festival "Entre cour et jardins".
Jardins Guy Roux, Barbirey-sur-Ouche, les 26, 27 et 28 août, durée environ 55 minutes
théâtre
Des phrases pour ma mère
Alain
Gintzburger
Pierre-Michel Sivadier
CREATION
textes de Christian Prigent mis en lecture par Alain Gintzburger, assisté de Denis Mathieu, piaLire Prigent, dire Prigent, ouïr Prigent , partir en fugue sur la matière des mots des sons des dires.
Jouïr Prigent par les yeux les oreilles le foie la rate qui s’dilate.
Couper le souffle l’herbe le sens la posture poétique dans le vert du jardin.
Partir en zigzag dans l’escripture la zique la musique le jazz.
Et pour ma mère dire toutes les phrases non encore dite pour elle…
Christian Prigent edité par les éditions P.O.L.
coproduction théâtre d’Eleusis, entre cour et jardins
Douves du château de Châteauneuf, le 26 août, 19 h - Jardins Guy Roux, Barbirey-sur-Ouche, le 28 août, 18 h
installation pour corps et vidéo
Kumquat
Compagnie Cécile Proust
CREATION
conception Cécile Proust et Jacques Hœpffner, interprétation Cécile Proust et Mickael Phelippeau
Cécile Proust et Jacques Hœpffner aiment frotter corps et images. Ils aiment aussi questionner la « culture assise »et proposer au public d’être physiquement en mouvement par des choix de déambulation. Ils aiment inviter les spectateurs à sortir des lieux habituels de représentation et ils apprécient particulièrement les jardins depuis qu’ils y ont conçu, dans certains des plus raffinés de Kyoto, leur fille et quelques spectacles.
Kumquat vient du mot cantonnais « kam quat » qui veut dire « orange d’or ».
Fruit d'un arbuste voisin du mandarinier aux feuilles étroites, petites et pointues, c’est le plus petit des agrumes. Le Kumquat est sucré, mais des notes acides et amères viennent lui disputer cette tendance dominante. En quelque sorte, c’est un fruit transgenre.
Coproduction Compagnie Cécile Proust, entre cour et jardins
Jardins Guy Roux, Barbirey-sur-Ouche, les 26 et 27 août à 20h15
sculpture, poésie sonore
Les lettres du jardin
Denis Tricot
et
Chris Martineau
CREATION
Denis Tricot : sculptures et embrasements ; Chris Martineau : textes, voix et alto
« Dans les jardins publics, on s’assoit sur des bancs, sur des chaises, parfois, si on en a le droit, directement dans l’herbe. Dehors. Cet en dehors là, à l’écart du brouhaha, se prête à l’art épistolaire. Bien assis, on écrit facilement dans un carnet à dos solide apporté avec soi. On écrit d’une plume légère, transportable. Les plumes pour mes écrits de jardins sont de couleur claire et mesurent trois mètres de long. La couleur est celle du peuplier tout frais scié. Au soleil l’odeur un peu âcre s’évanouit vite et laisse la place à l’odeur du bois sec. Le clair devient presque blanc. Mes tracés sont longs, très longs, se déroulent longuement et invitent à la marche. Dans le jardin, je vais écrire avec mes planches de peuplier pendant trois jours des lettres pour les promeneurs. Chris Martineau aura un vrai petit carnet et un vrai stylo pour noter ses mots à elle. Ces mots volent souvent des sons et des sens qui ne leur appartiennent pas. Ils s’envolent toujours de là où on ne les attend pas. La langue des lettres de Chris a ses surprises.
Comme tout le monde nous devons envoyer nos lettres. Nous attendrons la nuit bien noire et avec le feu, la fumée, la musique des cordes et la musique des mots, nous ferons notre expédition. » Denis Tricot
Tricot et Cie qui produit les créations de Denis Tricot est conventionnée par le Ministère de la Culture (DRAC Auvergne), le théâtre d’Aurillac (15) et le Conseil Général du Cantal. Elle reçoit l’aide du Conseil Régional d’Auvergne.
27, 28, 29 août, Parc de la Colombière, Dijon, mise en place des sculptures,
29 août à 21 heures, poésie sonore et embrasements
durée 30 mn
musique
Miniatures
Christian Sebille
Les miniatures, commencées en 2002, sont une série de pièces électro-acoustiques pour quelques auditeurs (entre un et cinq) qui prend en compte l'aspect dramaturgique et plastique. L'espace est traité comme élément de composition mais aussi pensé dans sa forme de présentation. L'auditeur, placé au centre du dispositif de diffusion, est actif, tant lorsqu'il est intégré à la pièce que lorsqu'il en est l'observateur. C'est un jeu qui rend impossible l'inactivité et l'abstention. Il force la position en changeant de statut selon la place du spectateur-visiteur.
Quatre miniatures seront présentées lors du festival entre cour et jardins, une à Reims "chemins croisés 2002 - miniature n°1", et trois à Barbirey-sur-ouche qui ont été réalisées en écho par rapport aux situations géographiques des trois villes portuaires, trois villes en bord de fleuve, trois proximité du même océan "Atlantique" :
Lisboa 2003 – miniature n°2 pour huit haut-parleurs ; Saint Nazaire 2004 – miniature n°3 pour quatre haut-parleurs ; Douala 2004 – miniature n°4 pour quatre haut-parleurs (création).
Production Césaré, studio de création musicale, Reims
Jardins Guy Roux, Barbirey-sur-Ouche, du 26 au 28 août, à partir de 14 h - Parc Pommery, Reims, 3 et 4 septembre, à partir de 20 heures et le 5 septembre entre 15 et 18 h
musique
Les terres parfumées, hommage à Paul Gauguin
Patrick Portella
CREATION
Avec Dalila Khatir, voix, Pascale Nandillon, voix, Spatialisation du son : logiciel Holophon (Gmem)
Donner la parole aux femmes peintes par Gauguin : Matte, sa femme européenne, Annah, la javanaise, Taha’amana des Iles Marquises.
Des syllabes, quelques beaux noms sonores, / Et le soin de les dérouler suivant l’heure, / L’humeur et le vent qui changent, / Jusque dans le repos momentané des membres. / Une ondulation d’une épaule à l’autre. / Le moindre pas dansant. / La connivence mesurée de tous les membres, jusqu’aux doigts.
Première partie : l’Europe et l’appel du large. / Deuxième partie : vahine no te tiare, la femme à la fleur. / Troisième partie : manao tu papau, elle pense aux revenants, / L’esprit des morts veille.
Coproduction Césaré, studio de création musicale, Reims, entre cour et jardins
Jardins Guy Roux, Barbirey-sur-Ouche, 27 et 28 août, 19h15 - Parc Pommery, Reims, 3 et 4 septembre, à partir de 20 h, Durée : 40 minutes
musique
Triptyque #3 : 3 paysages en formes d’abandon
Jean-François Cavro
CREATION
“Il me tarde que l’inachevé, dans son invisible présence, entre enfin dans les valeurs de la vie.” Claude Lorin, L’inachevé
L’œuvre proposée est une reécriture à partir des éléments sonores collectés lors d’un séjour à Barbirey en juillet 2000 (résidence du collectif Laborintus). Ces empreintes sonores, transformées et orchestrées nous proposent l’écoute contemplative d’un jardin imaginaire en constante mutation ; perpétuellement “inachevé”.
La forme tryptique joue des différentes natures et rendus du matériau : les sons et les environnements concrèts, les sons électroniques et, enfin, leur multiples possibilités de coexistence.
“Lorsque nous composons, il nous faut trouver des formes qui soient en prise avec le réel. Le réel est évidemment le milieu dans lequel nous évoluons avec les multiples interférences qui parviennent à notre perception. Ce monde n’est pas uniquement sonore parce que nous sommes musiciens, il est aussi fait d’idées, de concepts, d’émotions, de formes, de souvenirs que les sons véhiculent ou produisent …” Philippe Manoury, la note et le son
Coproduction Césaré, studio de création musicale, Reims, entre cour et jardins
Jardins Guy Roux, Barbirey-sur-Ouche, 27 et 28 août, 21h30 - Parc Pommery, Reims, 3 et 4 septembre, à partir de 20 heures, Durée : 30 minutes
exposition
Valère Costes
« Dans un moment où lorsque l’on tourne le dos à la ville et qu’on la laisse derrière soi c’est une autre ville que l’on voit en lieu et place de la nature contre laquelle la ville s’était d’abord édifiée, l’opposition nature/culture, qui fonde le statut de la représentation, menace de jeter l’éponge au bénéfice de la culture qui nous paraît avoir laissé déjà partout ses empreintes : nous ne sommes plus si sûrs qu’un Dieu nous ait créés et nous avons le sentiment de ne commencer à comprendre quelque chose du monde qu’au fur et à mesure des robots que nous y inventons.
C’est dans ce contexte que Valère Costes nous propose l’artificiel comme mode de représentation, un excès de culture en quelque sorte, seul capable de prendre distance avec cette culture qui nous tient lieu, aujourd’hui de nature. » Jean-Philippe Vienne
Jardins Guy Roux, Barbirey-sur-Ouche, du 28 août au 19 septembre
vernissage le 18 août à 17 heures
performance
A l’anglaise
Jordi Colomer
CREATION
Voir une oeuvre de Jordi Colomer, c’est comprendre qu’il n’est pas seulement vidéaste mais aussi sculpteur, architecte, urbaniste, metteur en scène, scénographe, … Le spectateur est immédiatement pris par la complexité de ses réalisations qui l’amènent à regarder au-delà de l’image projetée, à intégrer le processus qui précède, entoure et suit ce qu’il voit. Ses films apparaissent comme des traces d’un moment choisi de l’existence de son œuvre.
Le verbe qui le représente le mieux son œuvre pourrait être habiter. Ses acteurs non seulement vivent (dans) ses constructions, mais permettent aussi d’investiguer, de comprendre l’espace investi et réinventé par son oeuvre. Et le visiteur à son tour, par son simple parcours qui l’amène à la contemplation, y habite.
A Barbirey, les spectateurs parcourront les jardins en étant au cœur d’un dispositif qui les entraînera vers une singulière relecture du jardin.
Jardins Guy Roux, Barbirey-sur-Ouche, 28 août, 20h15

L'AGENDA...

Et … bar restaurant à Barbirey tous les jours de représentation,et jeudi 26 août, jambons sortis à 21 h du four par Jacqueline et Michel Rollin (réservez !)
Covoiturage : vous disposez d'une place, vous en cherchez une, téléphonez-nous au 03 80 67 12 30
réservation : entre cour et jardins 3 rue des Génois F21000 Dijon, +33 3 80 67 12 30
info@barbirey.com